1945-1949
"Repartir à zéro" Comme si la peinture n'avait jamais existée....

"Ornement"C'était le nom donné à une exposition installée au musée des beaux arts de Lyon du 24 octobre 2008 au 2 février 2009.
Elle expliquait, qu'après la guerre de 39-45 et les horreurs auxquelles l'humanité avait été confrontée, les artistes peintres et sculpteurs n'avaient pu que repenser leur travail et cela s'était fait spontanément en plusieurs points du globe, l'Amérique et l'Europe en particulier, sans qu'aucun contact ne justifie l'apparition simultanée de ces formes nouvelles en des lieus si divers. Les artistes ont senti comme nécessaire de témoigner vis à vis de notre monde matérialiste et souvent fort laid.
A partir de cette période, l'art pictural est allé peu à peu vers les formes que nous connaissons aujourd'hui, d'ou tout rêve est exclu. Pour Barnett Newman (peinture ci-contre: Ornement 1948) peintre américain parmi les plus importants de l'expressionnisme abstrait, et l'un des premiers peintres de la Colorfield Painting (Né le 29 janvier 1905 à New York et décédé le 4 juillet 1970 dans sa ville natale) il y avait auparavant "...la peinture qui essayait de donner au monde une belle apparence - la peinture de fleurs ou de celle de jeune fille jouant du violoncelle - et la peinture qui essayait d'être pure, ou le monde réel n'existait pas - le cubisme -, et les surréalistes qui créaient un monde imaginaire.......le problème du sujet commença à m'apparaître comme le problème crucial en peinture.... les vieux trucs étaient dépassés et n'avaient plus de sens dans cette situation de crise morale."
Dès 1949, surréalisme et abstraction se sont clairement séparés du fait de la volonté de Breton, a partir de l’Exposition internationale de 1947, de reprendre un pouvoir esthétique passant par des exclusions et des exclusives, tandis que les tendances abstraites se séparent de nouveau entre une "abstraction froide et construite" d’un coté, et une "abstraction chaude á et lyrique ou informelle" de l’autre. Quant aux Etats-Unis, la viabilité commerciale institutionnelle et critique de l’expressionnisme abstrait, y est saluée par la presse à grand tirage, avec, en particulier, l’article de Life sur Pollock sous-titré " Est-il le plus grand peintre vivant des Etats-Unis ? [...]
Ce retour à l’ordre s’accompagne un peu partout d’un processus de sélection de quelques artistes qui rendent désormais invisibles ceux qui les accompagnaient dans la période plus fluide de l’immédiate après-guerre. Ce passage de la multitude au petit nombre ne fait pas seulement disparaître bien des artistes de l’histoire de l’art, il conduit aussi très souvent ces artistes à stagner dans leur propre production ou à chercher tant bien que mal à s’insérer dans les grandes orientations stylistiques qui sont dessinées par la critique à partir de l’observation de l’évolution des élus. C’est une loi qui ne connaìt presque aucune exception : l’art se fait dans l’interaction d’un artiste et d’un environnement, y compris intellectuel et marchand ou institutionnel, et non pas seulement dans le génie solitaire de la création. [...]
Pour en savoir plus http://www.mba-lyon.fr "repartir à zéro"

le sommeil(extraits d'un article écrit par Michel Maffesoli, professeur de sociologie, auteur de "Homo Eroticus")

........ Nous ne prêtons jamais assez attention au mot même de "surréalisme". Il nous rappelle que le réel ne se réduit pas à la réalité, qu'il est bien plus riche que ce principe de réalité à courte vue et déconnecté de la société que brandissent les politiques, les universitaires, les économistes ou les journalistes. Car ce qui fut l'apanage des surréalistes c'est l'idée que la vie sociale est toujours d'abord portée par une dimension de surréel ou d'irréel, la religion, par exemple pendant longtemps......on ne peut pas réduire l'existence à un plan d'épargne logement. Il est d'autres exigences : l'amour fou de Breton, la vie festive, la dépense chère à Georges Bataille. Autrement dit, ce qui compte c'est le prix des choses sans prix...... ce qui se déploie à travers l'idée que c'est bien plus beau lorsque c'est inutile.

bolzano2015L'installation du musée d'art moderne de Bolzano a été balayée. Le personnel d'entretien a confondu la réalisation avec les restes d'une soirée.

L'histoire se passe au musée d'art moderne "Museion" de Bolzano, en Italie ou une équipe de nettoyage a confondu une œuvre contemporaine avec les restes d'une soirée bien arrosée, en voyant, éparpillés sur le sol, des bouteilles vides, des confettis, des mégots de cigarettes et même des chaussures.
L'équipe a naturellement fait son travail, en remplissant de pleines poubelles de déchets. Mais les malheureux envoyaient aux ordures l'installation complète de deux artistes reconnues Goldschmied & Chirari, baptisée "Où allons-nous danser ce soir?", l'œuvre d'art installée était en fait une interprétation de l'Italie des années 1980: «Une période caractérisée par le consumérisme, l'hédonisme, par des politiciens socialistes et leurs soirées sans fin». Inaugurée le 23 octobre au soir, l'installation a été balayée par le personnel de ménage le lendemain matin!.

Les galeries - Peintures de Marie-Blanche BAYON

La boutique - Reproduction d'oeuvres peintes originales de Marie-Blanche BAYON, certifiées par l'artiste.

Les tops et les flops des arts plastiques